![]() |
Paris Toulouse Provence |
| L'Institut Européen des Nouvelles Solutions en Psychologie | |
|
|
Tout changement dans les relations humaines suppose un prix à payer… Texte par Jacques Salomé, psychosociologue et écrivain.
• Un prix à payer par soi-même : réactivation de l'insécurité, nouvelles interrogations, en mutations dans les conduites et les comportements… • Un prix, que nous fait payer l'entourage, surtout ceux qui nous sont proches par diverses réactions défensives, contradictoires et parfois rejetantes.
Postulat de base pour celui qui a entrepris une démarche de développement personnel ou de changement. Ne pas trop compter sur la compréhension de ceux qui prétendent nous aimer. Car cette attente risque d'être déçue… si elle est comblée, recevons-là comme un vrai cadeau que nous fait notre entourage, en soutenant notre démarche ! Tout changement, toute évolution à partir d'une psychothérapie ou d'une démarche de formation aux relations humaines va non seulement nous insécuriser et nous déstabiliser, dans un premier temps (malgré l'enthousiasme ou l'euphorie des premières découvertes), mais aussi inquiéter notre entourage, nos proches et mobiliser chez eux, le plus souvent, des énergies contraires au mouvement d'évolution et d'ajustement que nous tentons d'amorcer. Les risques à envisager : Ils sont nombreux et vont de toute façon nous surprendre… surtout venant de la part de ceux chez lesquels nous avions confiance et dont nous attendions un soutien, une confirmation… C'est fréquemment une infirmation, des doutes, des critiques voire une disqualification qui vont se déposer sur nous. lire la fin de l'article ici Quelles seront les réactions les plus fréquentes de notre entourage ? • Au delà d'une incompréhension, un retrait, une prudence méfiante, d'autant plus forte que notre changement sera spectaculaire. • Une possible marginalisation de nous ou de notre démarche, des commentaires allant de l'ironie à l'accusation manifeste. • Un refus, voire un rejet "d'en entendre plus" • Des jugements de valeur sur notre personne : "Tu es folle !" • Des jugements de valeur sur notre démarche, la méthode ou l'animateur de la démarche : "Tu n'es plus normal, tu es tombé dans une secte !" • Un renforcement du système relationnel précédent et une recrudescence chez nos proches, des conduites, des attitudes ou des comportements… que justement nous souhaitions éviter ou changer ! • Des contraintes, parfois des violences verbales et quelquefois physiques pour nous obliger à revenir sur des positions antérieures, sur un mode de relation plus connu, plus raisonnable.
Il est possible aussi que ceux qui nous aiment, acceptent de se remettre en cause au travers de notre propre mutation, la rencontre des différences et des stimulations ouvrira à de nouveaux possibles. En résumé : Ne jamais oublier que toute démarche de changement bouscule non seulement nous même, mais notre entourage. C'est donc une invitation mutuelle au partage, au dialogue et à des échanges ouverts pour retrouver la sève profonde de toute relation nourrie par la tolérance et le respect.
Constellation familiale avec Dr. Ernst Robert Langlotz
Deux besoins de base de l’être humain Chaque être a besoin, d’une part, de présence, de chaleur humaine, de relation et, d’autre part d’autonomie, d’identité et de liberté. L’intégration de ces besoins contradictoires semble essentielle pour l’individuation, c'est-à-dire pour permettre le développement de la croissance personnelle et de la capacité de relation. La relation je-tu signifie que chacun peut simultanément être présent à lui-même et être ouvert à la relation à l’autre, de même que la solidité d’un pont résulte de l’ancrage stable de chaque tête de pont.
Quand les parents ne peuvent pas être parents Certains parents ne peuvent pas donner à l’enfant amour et structure (limites), ne peuvent pas voir et soutenir en même temps son autonomie et son individualité. Les parents qui, eux-mêmes, ne peuvent pas intégrer l’expérience de l’autonomie et de la relation ou qui sont traumatisés en raison de la perte prématurée d’un parent, ne peuvent pas permettre à leur enfant, d’une part de faire l’expérience de la présence et de la relation, et d’autre part de rendre possible le développement de l’identité et de l’autonomie.
Stratégie de survie des enfants Dans cette situation, les enfants développent des stratégies particulières d’adaptation et de survie. Ils ont tendance à vouloir donner à leurs parents ce que ceux-ci n’ont pas pu recevoir de leurs parents disparus, à se sentir responsables des parents, comme s’ils pouvaient les décharger de leur fardeau à se mettre au diapason des parents, à mettre leur énergie (« force d’âme ») et leur faculté de perception au service des parents, de telle sorte qu’ils ne sont plus présents à eux-mêmes et ne peuvent plus se ressentir eux-mêmes, c'est-à-dire qu’ils ne peuvent plus être enfant.
Schémas de symbiose Ces stratégies ont en commun : Adaptation unilatérale aux parents Le développement de sa propre identité et de sa propre autonomie ainsi que la capacité de relation et de se détacher des parents sont entravés, en d’autres termes : Il semble donc que les personnes concernées ont mis de côté ou dissocié leur besoin d’autonomie, pour conserver au moins l’illusion de présence et de relation aux parents.
Conséquences pour les personnes concernées Ces stratégies de survie symbiotiques deviennent le modèle pour les propres relations futures au partenaire, aux enfants, au milieu du travail. Les personnes concernées ont du mal à fixer leurs limites, se conforment trop aux désirs et besoins des autres (adaptation), ont du mal à se ressentir elles-mêmes, à percevoir leurs propres désirs et besoins ou leur propre colère, ont du mal à se défendre, évitent la confrontation, se rendent dépendants des autres. La relation est difficile voire impossible. Par compensation cela conduit souvent à se protéger exagérément ou à la tendance à manipuler l’autre et à le rendre dépendant.
Processus orienté de constellation familiale et individuation L’individuation est un processus qui dure toute une vie. Le travail de détachement se fait en trois étapes qui ne peuvent avoir lieu que dans cet ordre : - se percevoir indépendant des parents, permettre l’émergence des propres tendances à l’autonomie (dissolution de la symbiose), - se sentir accueilli par les parents et - malgré tout le mal - prendre et reconnaître (avec respect) tout l’amour et la présence qu’ils ont pu donner. - le détachement, réconcilié avec les parents, vivre sa propre autonomie, se trouver soi-même, accéder à sa propre force et dignité.
Rituels archaïques Ce processus d’individuation est soutenu d’une façon décisive par l’introduction de rituels archaïques de délimitation et d’adieu. Ces rituels agissent immédiatement sur l’inconscient, d’autant plus que la personne concernée - de part le travail de constellation - est déjà dans un état de transe légère.
- Le rituel de restitution avec la pierre : redonner avec respect leur destin aux parents, leur fardeau et par là même leur dignité. - Retrouver sa propre force d’âme mise à la disposition des parents (portions d’âme), de telle façon que la personne concernée puisse être de nouveau présente à elle-même, se ressentir elle-même et être authentiquement elle-même. - Prendre congé des morts, auxquels on est encore attaché soit par un trop grand deuil, soit par des sentiments de culpabilité ou de reproche, en les laissant partir là où ils peuvent trouver la paix. - L’appui sur la CHAÎNE DES ANCÊTRES, percevoir simultanément la présence et le soutien des parents ainsi que le fait d’expérimenter la propre identité nouvellement acquise et de pouvoir jouir de son autonomie.
Conséquences du processus orienté de constellation familiale L’expérience vécue de ce processus sous la conduite du directeur du séminaire peut donner accès à un sentiment de paix, de calme, de force et de dignité jusqu’alors inconnus et déclencher une profonde transformation parfois douloureuse de notre perception et de notre attitude. Ces transformations sont vérifiables (voir site internet : à propos de l’efficacité des constellations familiales). Le processus de constellation familiale s’avère être une courte thérapie intensive très efficace. Quelques entretiens d’accompagnement ou une thérapie corporelle sont parfois utiles pour soutenir le processus d’individuation. Le processus a lieu au sein d’un groupe de participants qui tous veulent résoudre leurs schémas et blocages intérieurs par une constellation familiale. Chacun fait l’expérience du soutien des autres et est lui-même - en tant que représentant - une aide pour les autres dans leur processus de détachement. Cela renforce le respect envers les autres et envers soi-même. Il en résulte un climat bienfaisant d’accueil, de bienveillance et de solidarité. Même des personnes très perturbées reprennent espoir et ressentent le besoin d’expérimenter elles-mêmes un tel processus de guérison. Dr. Ernst R. Langlotz, psychiatre, thérapeut systémique sera présent au colloque - découverte et formation du 12-13 septembre 2009 à Paris. voire ici |